La forêt
La présence de forêts humides en Camargue est au moins aussi exceptionnelle en Provence que celle des milieux typiques de sansouires.
En effet, le bassin méditerranéen est très pauvre en territoires aux sols limoneux et profonds, alimentés en eau douce toute l’année. Nous sommes bien loin aujourd’hui de cette époque où la forêt couvrait de vastes espaces, le long des multiples cours du Rhône, au temps où les loups hurlaient aux abords des abbayes cisterciennes.
Les forêts, synonymes en Camargue d’eau douce, de bourrelets alluviaux à l’abri des crues, et de bonnes terres agricoles, ont beaucoup souffert de la sédentarisation des hommes. L’endiguement du fleuve leur a porté un coup fatal, et hors de la rive des deux bras du Rhône, elles ne subsistent plus qu’en bosquets.
Les essences dominantes varient en fonction de la quantité d’eau douce disponible : peupliers blancs, saules et frênes sont les plus exigeants, les ormes et leur cortège de buissons (cornouillers, ronces) le sont beaucoup moins. Mis à part les invertébrés, peu d’animaux vivent exclusivement en forêt, mais de très nombreuses espèces lui sont liées une partie de l’année ou pour certaines activités. Des espèces rares comme le rollier ou communes comme le choucas et la mésange charbonnière nichent dans les trous d’arbres. Des migrateurs comme le rossignol occupent les buissons en lisière de forêt, où la rainette est omniprésente sur les ronciers et les cornouillers.
L’arbre camarguais, durement éprouvé par l’économie intensive retrouve depuis quelques années un certain intérêt : on parle enfin de protection et de reboisement.
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© 2003 Réserve de Camargue - Aquarelle S.Nicolle
  1. Orme champêtre ;
  2. Frêne oxyphille
  3. Cornouiller sanguin
  4. Ronce
  5. Saule
  6. Peuplier blanc
  7. Rossignol
  8. Rainette
  9. Mésange charbonnière
  10. Choucas


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