Les dunes
Edifices fragiles de sable et de plantes, sans cesse remis en cause sous la violence des vents et des vagues, les dunes de Carmargue sont l’avant garde du delta dans sa progression sur la mer.
Habitat extrême, aux conditions désertiques, elles sont caractérisées par un printemps aussi bref qu’exubérant, suivi d’une terrible sécheresse estivale. En quelques semaines, jusqu’à l’épuisement des faibles ressources en eau accumulées pendant l’hiver, une multitude de plantes colonise les sables. Fleurs odorantes comme l’immortelle et l’armoise, somptueuses comme le lys des sables, fragiles comme le cakyle et la mathiole.
D’autres, plus tardives, montrent une meilleure adaptation à la sécheresse, tels le panicaut ou l’euphorbe des sables.
Enfin, certaines, plus anodines en apparence, comme l’oyat, sont en réalité la véritable clé de voûte de la dune par la fixation des sables qu’elles assurent.

Le sol brûlant ne permet la survie que d’un très petit nombre d’espèces animales : la pimelie est la plus commune, et le psammodrome, petit lézard, le plus discret.
Actuellement, avec la montée du niveau de la mer et l’absence de nouveaux apports de sables par le Rhône domestiqué, les dunes sont en danger !
Le seul fait de marcher sur le sable compromet la pérennité de la végétation et de la dune. Participez, avec la Réserve Nationale de Camargue à leur protection en les respectant intégralement.

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© 2003 Réserve de Camargue - Aquarelle S.Nicolle
  1. Oyat ;
  2. Lys des sables ;
  3. Immortelle ;
  4. Armoise ;
  5. Mathiole ;
  6. Cakile ;
  7. Euphorbe ;
  8. Panicaut ;
  9. Pimélie ;
  10. Traces de pimélie et de lézard.


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