Les pelouses
Enchantement pour les visiteurs lorsqu’elles se couvrent de pâquerettes après l’hiver, et de saladelles en fin d’été, les pelouses sont également un sujet de découverte inépuisable pour le naturaliste amateur, grâce à leur flore et leur faune d’invertébrés.
Ces milieux sont aussi un instrument de mesure pour le scientifique car ils se situent à la frontière de deux mondes : celui des eaux douces, forêts et marais, et celui du sel, la sansouire. Cette frontière est complexe, plusieurs types de pelouses s’ordonnant le long du gradient de salinité. Elle est également fluctuante, soumise aux conditions climatiques : les successions d’années sèches favorisent des groupements végétaux résistant au manque d’eau, au détriment de certains autres.
Jadis exclusivement consacrées à l’élevage des moutons, chevaux et taureaux de Camargue, elles ont presque partout cédé la place aux rizières. Comme souvent, la recherche de la rentabilité économique entraîne à la fois la disparition d’activités traditionnelles, et celle de milieux originaux.
La protection des pelouses qui subsistent doit être absolue, tant pour leur caractère esthétique que pour leur richesse biologique et leur intérêt scientifique. La survie des guêpiers, rolliers et autres habitants de ces lieux en dépend largement.
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© 2003 Réserve de Camargue - Aquarelle S.Nicolle
  1. Tamaris
  2. Saladelle
  3. Phillyrea
  4. Graminée (Agropyrum)
  5. Pâquerette
  6. Libellule (Sympetrum)
  7. Lapin
  8. Guêpier
  9. Cheval de Camargue
  10. Escargot (Euparipha)


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