Les marais d’eau douce
La plupart des visiteurs associe la nature camarguaise aux quelques marais d’eau douce facilement observables depuis la route. Des oiseaux de grande taille s’y livrent à leurs activités en toute confiance, et à la vue de tous.
Le colvert somnole sur l’eau,
la foulque nourrit ses jeunes de plantes aquatiques,
la poule d’eau picore en surface,
l’aigrette pêche les gambusies sans s’inquiéter du ragondin qui ronge les typhas.

Tout ceci dans un cadre de plantes exubérantes, roseaux, iris, scirpes, renoncules, survolés en permanence par les busards des roseaux.
Combien de futurs naturalistes ont été séduits pour la première fois par cette nature facilement observable, véritable spectacle permanent ? Par la suite, après leurs premières observations et leurs périlleuses déterminations, sans doute seront-ils attirés par des milieux plus difficiles, comme la sansouire ou les pelouses. Mais toujours, ils garderont le souvenir de leurs premiers coups de cœur pour les marais d’eau douce.
Ces milieux apparemment très sauvages, à la portée de tous, cachent cependant de multiples problèmes de gestion. En effet, très artificialisés et soumis à l’activité humaine, ils dépendent étroitement de la régulation des niveaux d’eau, du pâturage, de l’importance de l’eutrophisation liée aux engrais agricoles, mais aussi de la salinité et des rythmes d’assèchement. Pour le gestionnaire, ce sont autant de techniques à dominer avant de posséder la maîtrise de ces paradis... artificiels.

JPEG - 22.5 ko
© 2003 Réserve de Camargue - Aquarelle S.Nicolle
  1. Iris jaune
  2. Roseau
  3. Typha
  4. Scirpe maritime
  5. Renoncule aquatique
  6. Busard des roseaux
  7. Aigrette garzette
  8. Canard colvert
  9. Foulque
  10. Poule d’eau
  11. Ragondin


Fermer la fenêtre